Cotonou, le | ---
mardi 11 mai
Omondjagoun

Mon cher fils, sans te saluer, je vais directement à ce qui me brûle les lèvres.

Ecoute, c’est encore quoi cette affaire de prendre zém pour aller à la Marina ?

Toi un grand prégo, en ces moments de crise très prononcée, tu marches par-ci, tu prends zém par-là, cela veut dire quoi ? Pardon mon fils. Cela me donne assez de soucis et je suis sûre que tu en crées aussi à ta garde.

Wallaï ! Là où je suis maintenant, tout tremble en moi quoi. J’ai peur, grande peur pour toi. Etchékpélè , Omonmi.

Ou bien tu es à la recherche de popularité ? Tu penses que pour cela, les nombreuses prières à Jésus de Nazareth ne suffiront pas ? Mes offrandes répétées au vodoun du village n’auront-ils pas d’effet ? Et puis, dis-moi, est-ce la meilleure façon de retrouver l’affection de ton peuple ? Wallaï, ce n’est pas vrai. Je pense que pour 2011, nous avons à travailler pour que tes députés et ministres de la même localité s’entendent. Compris ?

Cette déchirure qu’on observe au sein de ta famille me préoccupe quoi. Wallaï, tu peux prendre tous les zém, tu peux faire le tour du Bénin à pieds ou en conduisant ton véhicule toi-même, cela ne produira pas trop d’effet.
Alors, allons aux choses sérieuses. Pour ce faire, je te conseille ce qui suit : Appelle les gens de G 12 plus 1 et entends-toi avec eux. Calme les mécontents de ton camp, cesse tout acte qu’on peut assimiler à de la provocation et puis reste serein. Dieu est aux commandes. Alleluia ! Alleluia !

Nonnie, ta mémé.


ONG Dignité Féminine

La Presse au Bénin