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lundi 21 décembre
Atelier de renforcement des capacités des organisations de femmes (réseaux et associations) en vue de lutter efficacement contre la pandémie du VIH/SIDA
L’Hôtel Sun Beach de Fidjrossè à Cotonou, a abrité les 17 et 18 décembre 2009 un atelier de renforcement des capacités des organisations de femmes (réseaux et associations) en vue de lutter efficacement contre la pandémie du VIH/SIDA. L’initiative est de l’ONUSIDA qui a bien voulu la concrétiser en partenariat avec l’ONG Dignité Féminine.

Cette rencontre qui a permis d’exhorter les organisations de femmes à s’impliquer davantage dans la riposte contre le VIH/SIDA, s’est soldée par des ébauches de plan d’action à mettre en oeuvre par chaque organisation ayant pris part à ces assises.

Après la cérémonie d’ouverture qui a connu l’allocution de bienvenue de Mme Honorine H. Attikpa, de l’ONG Dignité Féminine et le discours d’ouverture du coordonnateur de l’ONUSIDA au Bénin, M. Pascal Baruani, les temps forts étaient ceux des communications et des travaux de groupes.

Quatre communications ont meublé la première journée de l’atelier.

1ère communication :

VIH/sida au Bénin : ampleur, réponse et défis par Dr Amédée de Souza

2ème Communication :

L’ONUSIDA : mandat, priorités, actions et réalisations par Mme Sarah Christoffersen, chargée de programme ONUSIDA Bénin

3ème Communication :

Implication des organisations de femmes dans la réalisation de l’Accès Universel par Dr Valentine K. Mèdégan

4ème Communication Participation des organisations des femmes dans le domaine des droits de l’homme lié avec l’Accès Universel Par Mme Geneviève B. Nadjo

Vingt deux organisations féminines ont tiré profit de cet atelier qui se reproduira les semaines à venir pour d’autres ONG de femmes.

COUPURES DE PRESSE

- Lire les quotidiens Option Info et Fraternité du 18 décembre 2009

Implication des organisations de femmes dans la riposte au VIH/sida : Atelier de renforcement des capacités des organisations des femmes de la lutte contre le SIDA pour plus d’efficacité

Hôtel Sun Beach, les 17 et 18 Décembre 2009

Allocution de Bienvenue de la Directrice exécutive de l’ONG Dignité Féminine, Honorine H Attikpa

-  Monsieur le coordonnateur de l’ONUSIDA au Bénin,

-  Madame La Conseillère Technique du président de la République, responsable de l’unité focale de lutte contre le Sida de la présidence de la République,

-  Mesdames et messieurs les responsables à divers niveaux de l’ONUSIDA-Bénin,

-  Mesdames et Messieurs les responsables des organisations invitées,

-  Mesdames et messieurs les communicateurs,

-  Chers invités,

Soyez les bienvenus en ces lieux où a bien voulu nous rassembler l’ONUSIDA pour que nous nous penchions davantage sur la préoccupante question de l’épidémie du VIH/Sida.

En effet, cette rencontre qui se tient à quelques encablures de la nouvelle année, avant que nous ne nous plongions pleinement dans l’ambiance festive de fin d’année, nous appelle encore une fois à notre responsabilité.

Responsabilité oui, nous en avons, nous, femmes.

Monsieur le coordonnateur, vous avez vu juste en nous conviant à la rencontre de ce matin.

Aucune grande œuvre ne pouvant s’accomplir en laissant les femmes sur le quai, la lutte contre le VIH/SIDA ne sera pas un succès si les organisations de femmes n’apportent pas leurs touches spéciales.
Aujourd’hui, l’implication des femmes devient, plus que par le passé une exigence en ce sens que le Sida se féminise.

Les femmes et les filles sont les personnes les plus exposées, les plus atteintes, les plus affectées. Les chiffres nous interpellent.

Selon l’onusida, plus de la moitié des nouvelles infections enregistrées quotidiennement chez les personnes de 15 ans et plus sont du sexe féminin. On constate que dans le monde, 55 femmes sont infectées chaque jour. Le Bénin n’échappe malheureusement pas à cette tendance.

Alors que la femme a 80 % de risque de s’infecter quand l’homme est porteur du VIH, ce dernier ne court que 20% de risque lorsque c’est la femme qui est porteuse du VIH. C’est la triste réalité et ce qui est paradoxale est que la personne la plus incriminée est toujours la femme.

Chères sœurs, ce que femme veut, Dieu veut, dit-on. Décidons-nous, avec l’appui des hommes bien sûr, à extirper le monde des griffes de la pandémie du VIH/SIDA.

L’un des grands défis qui se dressent aujourd’hui contre la lutte contre le Sida est la discrimination et la stigmatisation dont sont victimes les PVVIH en général et les femmes atteintes en particulier. Les époux continuent de fuir leurs femmes atteintes, des parents continuent de fuir leurs frères atteints malgré l’existence de la loi 2005-31 qui oblige de nous, plus de droits et plus de considérations pour les PVVIH. La stigmatisation et la discrimination inhibent du coup les nombreux efforts que déploient les acteurs à divers niveaux.
C’est pourquoi, nous femmes, nous devons nous engager davantage, plus que par le passé, dans des actions plus hardies, plus pensées et donc forcément plus réussies de prévention de la pandémie. Au cours des 2 jours de cet atelier, après nous être fortifiés par les riches communications prévues, nous affinerons des plans d’actions réalistes que nous devrions mettre en œuvre pour que régresse et disparaisse le Sida.

L’appui du coordonnateur de L’ONUSIDA, initiateur de la présente rencontre que je remercie au nom des participants, ne nous fera sans doute pas défaut.
C’est sur ces mots d’engagement et d’espoir que je voudrais mettre fin à mon allocution en remerciant encore une fois l’ONUSIDA pour l’initiative de cet atelier. Merci pour votre attention.


ONG Dignité Féminine

La Presse au Bénin